Prothésiste ongulaire depuis 2009, formatrice depuis 2012. J'ai commencé avec une formation de base nulle, payée à crédit, et une table à repasser en guise de table d'onglerie. Aujourd'hui, j'ai formé plus de 23 000 personnes.
Rien n'a été facile, et c'est tant mieux : c'est ce qui me permet de comprendre exactement où tu en es.
Des études de stylisme vestimentaire, puis quatre ans dans une grande manufacture horlogère à Genève. La minutie, je l'ai apprise là.
Je me forme à la prothésie ongulaire. Ma formation de base est nulle, je la paie à crédit, et je quitte mon emploi sans savoir si ça va marcher. Ma première table d'onglerie est une table à repasser.
J'ouvre mon premier institut, qui me paraît bien trop grand à l'époque.
Une cliente vole une photo de mon travail et remplace mon logo par le sien. C'est le déclic : je lance ma première formation nail art, et je deviens formatrice.
Je signe un contrat de distributrice et de formatrice pour Brillbird. Suivent les Master obtenus en Hongrie, lors des International Educator Training, les congrès et les campus.
Je passe mes formations en ligne. Un vrai défi : tout redécouper, tout réexpliquer, pour que ça marche à distance aussi bien qu'en face à face.
J'ai revendu mon institut et arrêté le présentiel. Je ne fais plus que de la formation en ligne, plus de 23 000 stagiaires plus tard.
J'ouvre mes formations à l'international : elles sont désormais traduites en anglais.
Le résultat de ma toute première formation donnée : du nail art en peinture acrylique, réalisé par mes stagiaires. Clique pour agrandir.
Ce qu'on me demande le plus souvent sur mon parcours et ma façon d'enseigner. Clique sur une question.
J'ai démarré avec une formation de base plus que nulle, payée à crédit. J'étais encore employée dans mon ancienne entreprise, et j'ai tout plaqué pour me consacrer uniquement aux ongles, sans savoir si ça allait marcher.
Quand j'y repense aujourd'hui, je me dis : quel culot ! Et finalement, c'est la plus belle chose que j'ai pu faire, parce que j'étais obligée d'y arriver.
Je n'avais pas beaucoup d'argent. Pas du tout, même. Ma première table d'onglerie était une table à repasser. J'ai investi tout doucement, et j'en suis là aujourd'hui.
Non. Rien n'est facile dans la vie.
Mais il y a une chose qui me manque : ces premières clientes qui reprennent rendez-vous, qui repartent avec le sourire en disant « waouh, c'est magnifique ». Aujourd'hui, je l'ai vécu tellement de fois que ça ne me fait plus rien. C'est pourtant un de mes plus beaux souvenirs, même si cette période a été très dure.
Une cliente, prothésiste elle aussi, a volé une photo de mon travail : elle avait retiré mon logo et mis le sien à la place. J'étais dégoûtée.
Et puis je me suis dit : si cette personne a le culot de mettre son logo sur ma photo, c'est que mon travail devient intéressant. Moi qui suis très commerciale dans l'âme, pourquoi ne pas transmettre mon savoir ?
J'ai lancé ma première formation nail art, sur les traits fins et les arabesques en peinture acrylique. Ça ne se fait plus aujourd'hui. Et dès la première session, j'ai adoré enseigner.
J'étais devenue une machine. Ça ne m'apportait plus rien : je n'avais plus cette envie de savoir si ma cliente allait être contente, de la voir revenir. C'était acquis. Elles étaient toutes contentes, elles revenaient toutes. Et je me suis mise à m'ennuyer.
J'ai arrêté le présentiel parce que j'avais besoin de liberté. Je suis quelqu'un qui aime travailler 15 heures par jour s'il le faut, ou pas du tout. J'aime choisir mes horaires. Et je suis quelqu'un de très solitaire, même si j'aime les gens et le partage.
Le tout en ligne m'apporte plus dans ma vie personnelle, me permet de mieux structurer mon travail, et c'est un énorme challenge.
Parce que l'intonation change tout. Apprendre à distance fait déjà assez peur comme ça.
Dans mes corrections, j'aime être à la fois bienveillante, parce qu'on en a besoin, et secouer un peu la stagiaire, parce qu'on en a besoin aussi. Ma voix me permet de me faire comprendre : quand je dois dire ce qu'il faut rectifier, il n'y a aucune ambiguïté.
À l'écrit, on se comprend parfois mal. En audio, c'est plus sympa, et il y a beaucoup plus de proximité.
Je déteste le mot protocole : c'est très scolaire, et ça revient à robotiser le cerveau humain. Ça ne me correspond pas.
Quand on comprend ce qu'on fait, tout devient logique, tout devient fluide, et ça devient acquis. À la fin, on n'y pense même plus, ça se fait automatiquement. Et on ne peut pas être artiste si on réfléchit trop. Or ce métier est avant tout artistique.
Il y a aussi tellement de cas de figure différents qu'un protocole ne pourra jamais servir à toutes les clientes et à toutes les situations. La logique, elle, s'applique partout : tu réponds à beaucoup plus de demandes, et tu es bien plus professionnelle.
Ma phrase, celle que je répète tout le temps : faire sans comprendre, ça ne marche pas.
J'aime décortiquer à l'extrême. C'est ce qui fait ma différence, d'après mes stagiaires.
Je travaille beaucoup avec des métaphores et des comparaisons avec la vie réelle : c'est souvent ce qui provoque le déclic.
Je travaille aussi sur le développement personnel, parce que je me souviens de mes débuts : quand il y a beaucoup d'informations, c'est difficile de tout comprendre d'un coup, et difficile de ne pas douter de soi.
Et en ligne, je ne m'adresse pas à une stagiaire type : il y a énormément de profils et de logiques différentes. J'explique donc dans les moindres détails, de plusieurs façons, pour être sûre que tout le monde comprenne.
Quand je me suis lancée, en 2009, on me disait que ce n'était pas un métier. Faire les ongles, ce n'était pas un métier.
Puis j'ai compris à quel point c'était minutieux, artistique, géométrique et complexe, bien plus qu'il n'y paraît. Je refuse qu'on dénigre mon travail, alors je me bats depuis toutes ces années pour relever l'image du métier, et pour que chaque prothésiste soit fière de l'exercer.
Ce qui me tient à cœur, c'est aussi la qualité de l'apprentissage. Le métier n'est pas réglementé en France : chacune peut se lancer, et les formations sont très inégales. Difficile, quand on débute, de savoir si on est bien accompagnée.
Et beaucoup se lancent en croyant que c'est facile et rapide. Ce n'est pas le cas : c'est un très beau métier, qui demande du temps et beaucoup d'entraînement. C'est justement pour ça que je prends le temps de tout expliquer.
Ne pas m'être perfectionnée assez vite.
Ma formation de base était vraiment nulle, mais je n'avais aucune comparaison : j'étais persuadée que si mon travail était nul, c'est parce que j'étais nulle.
J'ai attendu trois ans avant de faire mon premier perfectionnement. Je me souviens de cette période comme si c'était hier : les nuits blanches à essayer d'apprendre seule de mes erreurs, à comprendre pourquoi ça ne marchait pas. J'ai perdu trois ans, avec beaucoup d'angoisse.
J'en ai tous les jours.
Je reçois énormément de retours de stagiaires qui ont réalisé leur rêve, qui se sont détachées d'un métier alimentaire qui ne leur plaisait plus, pour vivre de leur passion. Un changement de vie, tout simplement.
C'est ce qu'il y a de plus beau dans mon métier.
Que le pire des regrets, c'est de ne jamais avoir essayé.
C'est un âge malheureusement pointé du doigt par le système, alors que c'est à mon sens le plus bel âge pour apprendre. À 40 ans, on sait ce qu'on ne veut plus et on sait ce qu'on veut. Ça évite de s'égarer, et on sait pourquoi on fait les choses.
Souvent, ces femmes mettent plus de temps à se décider, parce qu'elles ont un vécu et des obligations personnelles, et qu'elles ne peuvent pas tout plaquer du jour au lendemain. Mais ce sont bien souvent les profils qui réussissent le mieux, parce qu'elles sont plus sérieuses et qu'elles ont plus d'expérience de vie.
Et côté apprentissage, il n'y a aucune différence avec quelqu'un de plus jeune. Aucune.
Si tu hésites, c'est qu'il y a une frustration ou un manque de confiance au fond de toi. Tu doutes de tes capacités, de ton avenir, et souvent tu te projettes un peu trop loin.
Reste terre à terre. Souviens-toi d'où tu viens, parce que tout sert dans la vie. Sache où tu veux aller, c'est important pour suivre un cheminement. Mais l'essentiel, c'est de vivre au présent.
Et le présent, c'est déjà une belle chose : tu t'es posé la question « est-ce que je ne pourrais pas apprendre à faire les ongles ? ». Ça veut dire qu'au fond de toi, tu ressens cette envie de changement maintenant. C'est une prise de conscience.
Alors pose-toi la bonne question : aujourd'hui, à l'instant T, est-ce que je suis heureuse professionnellement ? Si la réponse est non, il n'y a plus vraiment de raison d'hésiter.
Souvent, quand on hésite, c'est qu'on a peur. Et la peur n'est qu'un sentiment : notre esprit a du mal à sortir de sa zone de confort, parce que le nouveau fait toujours peur.
Parce que je suis à leurs yeux plus qu'une simple formatrice, je crois.
Je les accompagne sur la technique, mais aussi sur la confiance en soi et le développement personnel, sur les réseaux comme dans l'espace de correction. Chaque stagiaire est unique à mes yeux, je prends soin d'elle jusqu'à sa réussite, et même après.
Je pense qu'elles le ressentent, et que je suis un peu leur maman des ongles. Tata Kitty, je trouve ça super mignon.
Je te montre d'où je viens. Clique sur une photo pour l'agrandir.
Entre les deux : trois ans à chercher toute seule, puis les bonnes explications. C'est exactement ce que je veux t'éviter.
« Faire sans comprendre, ça ne marche pas. »
Alicia, alias KittyciaQuelques souvenirs de ces années en présentiel, avant le passage au tout en ligne.
Que tu veuilles apprendre le métier de zéro ou perfectionner une technique précise, je t'accompagne du début à la fin, avec mes retours audio sur ton travail.
Tu préfères d'abord voir comment j'enseigne ? Teste la formation de base gratuitement, ou reçois Bubble Chic, ma formation nail art offerte.
Je partage mon travail, celui de mes stagiaires, et pas mal de coups de gueule sur le métier.